Qui sommes-nous ?


Le Café du Peuple est un site créé à l’initiative de la Confédération Française des professionnels en jeux Automatique (CFA). En tant que syndicat professionnel, et comme le prévoit la loi, nous sommes chargés de représenter nos membres devant les pouvoirs publics et l’administration. Mais en France, pour être entendu par les pouvoirs publics, rien ne sert d’avoir des idées ou des propositions concrètes si vous ne disposez pas de moyens financiers importants et de solides « réseaux » dans les Ministères.  Notre syndicat, qui représente les 500 derniers artisans et TPE qui achètent, installent et réparent les jeux de bar (flippers, baby-foot, billards…), ne dispose d’aucun de ces moyens et notre profession risque aujourd’hui de mourir du fait du clientélisme et des arrangements qui se déroulent dans les coulisses des Ministères. Retour sur l’histoire d’une profession injustement méprisée depuis plus de 40 ans !

A la fin des années 1970, la filière des jeux automatiques connaît son « âge d’or ». La France compte 70 000 cafés dans lesquels nos 16 000 artisans et techniciens œuvrent chaque jour pour apporter de la convivialité aux clients qui viennent encore en masse dans ces établissements. Les cafetiers, pour leur part, obtiennent grâce à nos jeux un complément de revenu mensuel dont le montant équivaut bien souvent au coût du loyer de leurs établissements.

Au début des années 80, les français commencent à développer le goût des jeux d’argent et se désintéressent progressivement des jeux traditionnels qui ne permettent pas d’obtenir un gain. Les exploitants poussés par leur gout d’entreprendre et leur passion pour leur métier demandent alors au gouvernement de modifier la loi pour leur permettre de proposer aux cafetiers les Appareils à Mises et Gains Limités (AMGL), qui commencent à se diffuser chez nos voisins européens. Le gouvernement s’oppose alors à notre demande et prétend que seule la Française des Jeux est apte à contrôler l’offre de jeux et limiter les risques d’addiction.

En 1986, alors que les exploitants commencent à retirer les jeux qui n’ont plus la faveur des clients, le gouvernement prend la décision de soumettre leur métier à une double imposition. La profession qui vivra cette mesure comme une sanction, tombe dans une grave crise qui se traduira, dès son entrée en vigueur, par la fermeture d’une société de jeu par semaine.

A partir de cette date, la CFA multipliera les arguments, les rencontres et les échanges d’informations avec des élus locaux et certains Ministres qui reconnaissent le bien fondé de sa demande et s’étonnent des oppositions formulées à notre encontre. Mais rien n’y fait et les promesses bien que non désintéressées ne seront jamais suivies d’effet.

En 2004, la CFA ne compte plus que 3 000 artisans répartis dans 1 000 sociétés de jeux, mais ne désarme pas. Animée par une nouvelle équipe, le bureau de la CFA prend alors la décision d’en appeler à l’opinion publique afin d’obtenir le soutien populaire qui lui permettra de faire entendre sa proposition. Le destin des exploitants étant intimement lié à celui de ses clients cafetiers, la CFA appelle tous les syndicats de la filière CHR (Cafés, Hôtels, Restaurants) à se réunir au sein d’un collectif national, « Sauvons les cafés » et diffuse une pétition nationale. Grâce aux 120 000 signatures collectées, la CFA voit alors les portes du ministère du budget s’ouvrir comme par magie et obtient in extremis la modification de la fiscalité injuste qui lui avait été imposée en 1986.

Courant 2007, la CFA qui vient d’éviter le pire s’inquiète de la prochaine entrée en vigueur de la loi contre le tabac. Elle se fait alors le relais de ses 15 000 clients au sein du collectif et propose une action pour obtenir l’aménagement de la mesure. Malheureusement seul le CPIH souhaite suivre cette voie. Les deux principaux syndicats de cafetiers (UMIH et Synhorcat) ne prennent pas la mesure des conséquences de cette décision et soutiennent contre toute attente le gouvernement. Le collectif cessera ce jour là d’être l’outil par lequel la CFA espérait sauver son métier et ses clients.

Mais la même année, une bonne nouvelle tombe. La Commission européenne reconnaît enfin, en juin 2007, l’irrégularité de la loi française sur les jeux d’argent et met la France en demeure de se mettre en conformité avec le Traité européen. Le dossier est alors confié au Ministre du Budget qui nomme un conseiller très spécial pour préparer la position française. La CFA se fera une nouvelle fois mener en bateau par ce Ministère qui prendra des engagements qu’il ne tiendra pas. Le Ministre de l’Intérieur, que nous saisissons également, s’enfonce lui dans une fin de non recevoir méprisante et hypocrite.

Malgré cela, la CFA sait à présent qu’elle est en position de force et qu’elle dispose de la capacité de porter un recours à tout moment contre la position française si elle n’est pas entendue. Mais cette voie judiciaire est longue et couteuse. Le gouvernement le sait et souhaite en fait gagner du temps pour permettre à la Française des Jeux de se préparer à l’ouverture « cousue main » qu’il lui prépare. Le fait que cette stratégie implique la mort de notre profession et la destruction de 5 000 cafés dans les prochains mois indiffère une nouvelle fois le gouvernement.

Le Café du Peuple est donc notre réponse ! Nous ne sommes plus que 500 TPE et n’avons donc plus rien à perdre, tout comme les cafés dont le gouvernement essaye de se débarrasser aujourd’hui. Nous allons donc le prendre à son propre jeu en mobilisant nos dernières forces pour que dans toutes les communes de France où il reste encore un café, les citoyens aient conscience, avant chaque élection, de ce que sont les gens qui nous gouvernent ! Peut être alors que les élus locaux accompagneront leurs encouragements et promesses de quelques réalisations concrètes auprès de ces Ministres non élus qui ont oublié que dans une démocratie le pouvoir appartient au Peuple