Notre proposition
Dossier de Presse
Télécharger le dossier de presse “Les Appareils à Mises et Gains Limités : Une offre de jeux responsable en réponse à la crise des cafés“.
En quelques mots
Aujourd’hui, l’application de la loi française permet exclusivement aux monopoles d’Etat (Française des Jeux et PMU) de proposer des jeux dans les cafés et bureaux de tabac. Nous proposons, depuis des années, d’étendre cette autorisation aux Appareils à Mises et Gains Limités (AMGL). Au regard des contraintes imposées à ces établissements, le refus obstiné des pouvoirs publics de modifier cette législation pour répondre à notre demande apparaît particulièrement injuste et hypocrite !
Quelle situation paradoxale ! Le gouvernement autorise, d’une part, les deux monopoles d’Etat (FDJ et PMU) à utiliser les cafetiers et les buralistes pour commercialiser des produits (Loto, Rapido, Jeux de grattage..), dont la régularité est mise en doute et dont les bénéfices sont très faibles pour ces professionnels. D’autre part, il refuse l’autorisation des AMGL, qui seraient de nature à dynamiser l’activité de ces établissements, comme c’est déjà le cas presque partout en Europe, sans que cela ne pose aucun problème.
Qu’est ce qu’un AMGL ?
Les AMGL sont des appareils automatiques impliquant rythme et adresse, au même titre qu’un baby-foot. Ils se distinguent donc des machines à sous de type « rouleaux », exploités par les casinos, dont le principe est exclusivement basé sur le hasard.
Pour les AGML, les mises et gains sont limités de sorte que le plaisir du jeu ne prend pas le pas sur la recherche d’un gain. Il ne s’agit donc pas de transformer les cafés en casino, mais de proposer, aux clients des cafés, des jeux qui répondent à leurs attentes.
Parmi les AMGL, la CFA a fait le choix du « Bingo » qui est le plus répandu en Europe et qui offre les garanties les plus élevées. Il s’agit d’une sorte de flipper à enjeu variable, dont le but consiste à loger plusieurs boules ou billes dans des trous pratiqués dans le plan horizontal de l’appareil. La chute de ces objets à l’effet de comptabiliser, sur le panneau vertical, le score et le gain réalisé par le joueur.
Pourquoi autoriser les AMGL dans les cafés ?
Les cafés traversent une crise sans précédent. Ce mouvement, dramatiquement accentué par la récente interdiction de fumer, entraîne chaque jour de nouvelles cessations d’activités.
Dans cette situation difficile, les cafetiers n’ont pas les moyens de moderniser leurs établissements ou de diversifier leurs activités, comme certains le suggèrent. Pas plus que l’Etat n’a les moyens de financer les couteuses propositions des syndicats de cafetiers (baisse de TVA, crédits d’impôts…).
Les AMGL, que nous proposons, sont donc la seule solution crédible et immédiatement applicable, de nature à dynamiser les cafés, sans conséquence budgétaire pour les contribuables ou les cafetiers.
Quels sont les bénéfices à attendre de cette proposition ?
Alors que les casinos sont déjà assurés d’avoir la plus grosse part du gâteau avec l’ouverture prochaine du marché des jeux en ligne, ils font actuellement du lobbying auprès du gouvernement pour obtenir une baisse de la fiscalité et ainsi accroître les bénéfices de leurs actionnaires. La proposition que porte la CFA se donne quant à elle des objectifs de nature à répondre à des enjeux sociétaux, en associant tous les intervenants au bénéfice de son action
Objectif 1 : Créer de l’activité et des emplois
En relançant la filière française des jeux automatiques, les AMGL pourront sauver des milliers de TPE (Très Petites Entreprises) et créer 4 000 emplois non délocalisables, au profit de jeunes en difficulté. On ne peut pas en dire autant pour le marché des jeux en ligne, dont l’activité ne nécessite pas une présence sur nos territoires.
Objectif 2 : La contribution à la survie des cafés
Dans le cadre de la crise actuelle, les AMGL ne sont pas la solution miracle mais ils permettront de redynamiser des établissements menacés, en particulier dans les campagnes et les banlieues, où ils sont souvent le seul lieu de convivialité et de mixité. De plus, la part des bénéfices des bingos reversés aux cafetiers variera entre 30 et 50 % contre 5 % pour les produits de la Française des Jeux. Ils pourront ainsi compter sur une recette mensuelle moyenne de 1500 €, qui leur permettra d’engager une modernisation de leur établissement.
Objectif 3 : Contribuer au bien public
Contrairement aux casinos, nous ne cherchons pas, par tous les moyens, à diminuer les prélèvements fiscaux destinés à l’Etat et aux collectivités. Avec une proposition d’imposition de 20 % sur le chiffre d’affaires des AMGL, après répartition, la CFA se félicite de contribuer à hauteur de 250 millions d’euros par an, au financement de biens publics qui font cruellement défaut, tels que les crèches, les maisons de retraite, les infrastructures sportives…
Quelles sont les garanties apportées ?
Pour organiser la libéralisation du marché français des jeux d’argent, les pouvoirs publics prétendent prendre en compte trois critères. Pour preuve de ce mensonge, nous vous exposons ci-dessous nos garanties sur ces critères, par rapport à celles fournies par la Française des Jeux et les Casinos.
Prévention de l’addiction
Des études scientifiques concordantes ont démontré que les facteurs de vulnérabilité aux jeux reposent sur le délai entre la mise et les gains, la perspective initiale d’un gros gain, le caractère automatique et répétitif du jeu. Une partie de bingo, qui fait appel à l’adresse du joueur se déroule sur un temps plus long et est moins machinal que les jeux de casino ou ceux de la Française des Jeux (Loto, Rapido…). De plus, les gains maximums escomptés (150 €) sont dérisoires à côté des dizaines de millions d’euros, que peuvent laisser espérer le Loto ou le super jackpot des casinos.
Protection des mineurs
Les cafés, titulaires de licence IV, font déjà l’objet d’une réglementation stricte quant à l’accès aux mineurs. En plus, et contrairement aux jeux en ligne, pour lesquels les protections ne sont que virtuelles, les AMGL seront exploitées sous la responsabilité des gérants des établissements.
Lutte contre la délinquance
Il est temps que le gouvernement cesse de prendre les gens pour des idiots ! Peut-on sérieusement penser que les cafetiers prendraient le risque d’aller en prison en proposant des machines à sous clandestines si une loi autorisait les AMGL ? Tous les pays européens ont déjà admis cette évidence. Ils ont mis en place des réglementations et des outils de contrôle qui ont mis un terme aux dérives qui existent en France. Notre gouvernement préfère quant à lui utiliser l’argent des impôts des français pour lutter contre des trafics qui sont nés de sa politique…
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